DÉCÈS DE JACQUES DE DECKER, MEMBRE CORRESPONDANT,

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL DE L'ACADÉMIE ROYALE

DE LANGUE ET DE LITTÉRATURE FRANÇAISES DE BELGIQUE

 

L’Académie a eu la tristesse de perdre Jacques De Decker, membre correspondant, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Après avoir été chef du service culturel du grand quotidien belge Le soir, Jacques De Decker exerçait ses talents d’homme de lettres dans les genres les plus divers : théâtre, roman, essai, biographie traduction et critique littéraire. Il était l’un des rares auteurs belges capables d’écrire dans les trois langues officielles de la Belgique. Il était l’auteur d’une vingtaine de romans, d’essais et de biographies, ainsi que de huit pièces de théâtre en français et d’un nombre important d’adaptations de pièces des répertoires anglais, allemands et néerlandais. Il avait été élu en 1997 à l’Académie royale dont il était le secrétaire perpétuel depuis 2002.
Sur proposition de monsieur Jean-Pierre De Beaumarchais, membre résidant, il avait été élu membre correspondant et reçu à l’Académie le 5 novembre 2015. Jacques de Decker avait présenté une communication intitulée Belgique, Belgitude, Belgité.
Il est décédé brutalement d’une crise cardiaque le 12 avril à Bruxelles.

L’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique a été fondée en 1920 par arrêté royal qui fixe les statuts et le fonctionnement de cette compagnie.
Elle est composée de quarante membres, tous élus à bulletins secrets, répartis en 26 écrivains et 14 philologues. Trente membres appartiennent à la Communauté française de Belgique et dix membres sont étrangers. La Communauté française de Belgique est le pouvoir de tutelle de cette Académie.
Par sa composition, ses actions, ses publications, les prix qu’elle décerne, les avis qu’elle émet, les liens qu’elle entretient avec d’autres Compagnies étrangères, l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique prend une part importante pour la place et le rayonnement de la langue française, en Belgique comme à l’étranger.